04/28/13

En vacances !

Ça y est, nous sommes tous les quatre en vacances et demain nous allons prendre l’avion pour New York !

Les bagages sont presque prêts et je n’en reviens pas d’avoir réussi à tout caser là-dedans pour 10 jours à 4 :

bagages

C’est l’excitation générale, même les enfants qui n’ont aucune idée de ce que c’est de prendre l’avion ou d’aller à l’étranger partagent notre enthousiasme 🙂

Moi : « Que va-t-on faire demain ? »
Buzz : « 0n va prendre l’avion ! »
Moi : « Pour aller où ? »
Woody : « Au Tazuni ! »
Moi : « et dans quelle ville ? »
Buzz : « à New York ! »
Moi : « Et que va-t-on faire, à New York ? »
Buzz : « On va aller à l’hôtel pour dormir ! »
Moi : « Oui, et encore ? »
Woody : « Prendre le bain ! »
Buzz : « et on va amener Roomba ou pas ? » (Roomba, c’est l’aspirateur)
Woody : « On va manger des hamburgers ! »

Vous voyez, ils sont plutôt bien briefés 😉

J’espère que le vol et l’arrivée sur place se passeront bien pour les enfants ; je n’ai aucune idée de la façon dont ça va se dérouler… Pour l’instant, je les imagine sages dans l’avion. Je leur ai trouvé des grandes plaquettes avec 1650 autocollants au total. Si chaque autocollant leur fait 5 secondes, on peut tenir 1h (ah ouais, c’est pas beaucoup finalement…). Ils auront un bloc-notes chacun avec des crayons aussi. Et puis, le repas, ça va les occuper un peu, ça, non ? Au pire, il y a la télé dans l’avion ; on va bien trouver une émission qui leur plait, hein ?

Même après avoir lu cet article, j’ai confiance, j’y crois !

En fait, ce qui me fait peur, ce n’est pas l’avion (à tort ou pas, je vous dirai ça après), c’est l’arrivée à l’aéroport, je vous explique :

On arrive, si tout va bien, à JFK vers 20h (2h du mat heure de Paris)

Suite aux récentes restrictions budgétaires et donc de personnel aux USA, j’ai entendu dire que depuis une semaine c’est le foutoir dans les aéroports et qu’on risque de faire en moyenne 2h de queue à l’arrivée. Ensuite, c’est pas fini on va devoir refaire la queue pour nos papiers, et me basant sur une expérience récente, j’ai bien peur d’y passer 3h…

Je ne sais pas ce que ça va donner avec les petits et notre état de fatigue probable à tous les 4… On verra bien, de toutes façons ce sera une bonne chose de faite !

Je viendrai vous raconter ça ensuite 😀

04/27/13

Le tri…

Heap of colorful clothes

Voilà plusieurs semaines qu’à chaque moment de libre sans les enfants nous faisons du tri dans nos affaires.

Nous ne savons pas encore vraiment si nous allons faire déménager nos affaires ou si nous allons tout mettre en garde-meuble, mais dans les deux cas autant ne garder que le minimum.

J’ai commencé par le plus facile : l’armoire à pharmacie. Là, c’est simple, on ne peut rien emmener là-bas sans ordonnance, donc je ne garde que les médicaments d’usage courant pour l’instant.
C’est facile : en moins de 30 minutes c’était bouclé et j’ai réussi à ramener un énorme sac d’au moins 3kg à la pharmacie !

Ensuite, on a fait le tour de tout l’équipement bébé éparpillé un peu partout dans la maison et j’ai presque tout mis en vente sur internet. C’est fou le temps que ça m’a pris de prendre les photos, mettre les annonces en ligne, négocier avec les acheteurs et de convenir d’un rendez-vous, mais nous avons réussi à nous débarrasser de pas mal de choses encombrantes : baignoire, poussette trio, parc, …

L’étape d’après, c’est de faire le tri dans mes habits. Là, ça se complique…

tri_habits

Ensuite, je me suis attaquée aux vêtements de bébé pendant que Mari triait ses livres dans la pièce à côté. Voici 4 caisses pleines avec la garde-robe complète de la naissance au 2 ans (pyjamas, ensembles, turbulettes, manteaux…) et là, franchement, j’ai trouvé ça difficile…

– Oh, regarde, c’est le pyjama qu’on a mis à Buzz le jour où il est né

– Oh, tiens, et ce pyjama-là, tu te souviens comme Woody était mignon dedans ?

– Oh, et ce petit ensemble, je leur mettais un jour sur deux quand ils avaient 6 mois tellement ça leur allait bien…

– Oh, et le petit gilet que j’avais tricoté, avec les boutons pas en face des trous et le col bizarre parce que c’était la première (et la dernière) fois que j’ai tricoté un truc

– Oh, et tu te souviens de ce pyjama assorti au tour de lit. C’était mignon !

– Oh, et ce petit gilet…

– Oh, la tenue de baptême de Buzz. Comme il était beau… (mais visiblement, elle a gardé une belle tâche de régurgitation qui n’est pas partie à la machine…)

– Oh, et les bavoirs des premières purées… Tu te souviens comme ils étaient contents de manger de la purée de carottes ?

– Oh, et le bonnet avec des yeux que j’avais acheté, regarde ! C’était rigolo ça !

– Oh, et regarde la tenue de Père Noël qu’on avait acheté pour Buzz ! C’était mon petit Papa Noël ; si mignon !

Je m’arrête au 9 mois et je vous épargne le reste. Bref, j’ai quand même tout pris en photo, par lot pour mettre en vente, mais avec une boule à l’estomac. Gros coup de déprime et je me suis retrouvée en larmes. Ils ont grandit trop vite mes bébés… Même Woody ne veut plus que je l’appelle « mon bébé ». Il me répond systématiquement « Non, pas bébé : grand garçon, moi ! »

Depuis je n’ai pas retouché au tri, parce que j’en ai marre… On verra le reste après les vacances !

04/17/13

Début de la recherche d’emploi

Curriculum vitae  concept in word tag cloud

Depuis qu’on a reçu le visa, Mari s’est lancé très activement dans sa recherche d’emploi. Il a récupéré des pages et des pages de coordonnées d’entreprises qui l’intéressent potentiellement et en a déjà contacté un certain nombre après avoir passé du temps sur sa lettre de motivation. Pour le moment, il a eu quelques refus, et puis quelques échanges pas très poussés par mail suivis d’un silence radio…

De mon côté, je ne recherche pas d’emploi, comme je vous l’expliquais récemment. Cependant, je regarde tout de même de temps en temps les offres susceptibles de m’intéresser, pour tâter le marché de l’emploi là-bas. Et puis, un matin j’ai décidé de mettre à jour ma page Linkedin pour recevoir automatiquement des offres d’emploi dans la région de New York.

Quelques heures plus tard, je reçois un mail d’un consultant en recrutement qui me demande mon CV et me propose de m’appeler ensuite pour discuter. Première réaction : quel stress ! Déjà, c’était pas du tout prévu comme ça dans mon plan, et puis je ne me sens soudainement pas prête du tout pour un entretien au téléphone et en anglais. Bref, je réponds à ses questions, je lui dis que j’ai le droit de travailler aux États-Unis et que je compte venir pour l’été.

Le lendemain, il tente de m’appeler. Je ne m’y attendais pas et forcément, ça tombe à un moment où je suis occupée. Il me laisse un message avec son numéro. Aussitôt, j’essaye de le joindre mais je tombe sur un collègue qui me dit qu’il est absent et qu’il va lui laisser un message. J’attends un peu, et sans nouvelle, j’appelle le standard qui me dit qu’il s’est absenté. J’attends… encore et puis je rappelle encore une fois pour savoir si il est rentré. On me répond d’abord « oui, je vous le passe », et puis on revient me dire « ah non, il n’est pas là » (c’est louche).

J’attends encore un peu et puis je lui envoie un mail pour lui proposer de me rappeler, et puis un deuxième… et toujours pas de nouvelle… Snif…

Et puis, alors que je pensais ne plus jamais avoir de ses nouvelles, il m’envoie un mail à 12h30 dans lequel il me remercie de l’énergie que j’ai mis pour garder le contact (tu m’étonnes : 3 messages à ses collègues + 2 mails) et il propose de m’appeler à 14h. Bien entendu j’accepte la proposition ! Je suis au boulot donc je cherche une salle de réunion disponible à l’heure dite pour téléphoner tranquillement. Comme par hasard, elles sont toutes prises… Je ne me vois pas téléphoner devant mes collègues, et c’est hors de question de repousser l’entretien. Je décide donc d’aller dans le hall de mon immeuble ; il y a tellement de passages et de bruit que personne ne m’entendra. Les conditions ne sont pas terribles, mais n’ayant pas trouvé mieux il va bien falloir que je fasse avec !

A 13h50, je prends mon CV, un stylo et mon téléphone et je descends donc dans le hall. Je me trouve un coin tranquille (enfin… tout est relatif) et j’attends l’appel. J’ai bien fait de descendre en avance : à 13h55 mon téléphone sonne. Je décroche et nous discutons. J’arrive à faire une abstraction totale des gens qui passent derrière moi, et à écouter correctement mon interlocuteur. Il me demande de me présenter : ça, ça va tout seul. J’arrive à lui raconter mon parcours sans trébucher sur les mots ; mon discours est fluide, je ne suis plus stressée. Ensuite il me pose quelques questions que je ne comprends pas toujours, je lui demande de répéter et puis j’arrive à répondre. Puis, il a une opportunité professionnelle à me présenter. Le voilà qui, je suppose, commence à lire une offre d’emploi qu’il a sous les yeux : description de l’entreprise (j’ai rien compris, ni le nom, ni l’activité… rien), description du contexte (j’ai rien compris), description du poste (j’ai rien compris non plus). Au bout de 5 bonnes minutes de monologue ponctué par des « Ok » de ma part, il me demande si ça me plaît. Comme je ne me voyais pas lui dire que je n’avais rien compris, j’ai dit oui…

Super, m’a-t-il répondu, c’est un gros client à nous, le client voudra certainement vous rencontrer. Je vous envoie l’offre par mail avec un formulaire à remplir…

Hmmm… Bon au moins si j’ai l’offre par mail, j’arriverai à savoir de quoi ça parle…

Je reçois donc un mail quelques minutes après avec une offre… à laquelle je n’ai pas compris grand chose tellement ça n’a rien à voir avec mon expérience, et qui donc ne m’intéresse pas du tout… En effet, je ne pense pas vouloir passer 90% de mon temps en voyage autour du monde pour aller conseiller le top 50 des grosses boîtes sur un sujet auquel je ne connais pas grand chose… 😆

J’ai donc fais un joli petit mail, en choisissant mes mots bien soigneusement pour lui dire non en argumentant sans me contredire avec ce que j’ai pu dire au téléphone, tout en espérant qu’il ait toujours envie de me proposer d’autres opportunités dans le futur… 😀

04/12/13

Le plan

3d small people - grassy road

En général, j’aime bien que mes projets soient bien organisés, sinon je me sens perdue. Dans le cas de notre expatriation, ça me parait d’autant plus indispensable de bien réfléchir à la façon dont nous souhaitons nous y prendre.

Après de longues heures de réflexion entre Mari et moi, de nombreux changement d’avis et de comparaison du pour et du contre, nous sommes arrivés à un macro-planning qui nous convient bien.

Prochaine étape : activation de la Green Card

Là-dessus il n’y a pas de doute ; les billets sont réservés ! Notre voyage à New York nous permettra de transmettre notre dossier à qui de droit (et aussi de passer des vacances sympas), et nous recevrons notre carte verte ainsi que notre carte de sécurité sociale quelques semaines plus tard.

Le boulot

Mari recherche activement un emploi aux USA (sans restriction sur la ville pour l’instant) depuis 3 semaines. Pour l’instant, rien de concluant mais on ne va pas désespérer maintenant ; ce n’est que le début !

De mon côté, après avoir pas mal hésité, j’ai décidé de ne pas chercher d’emploi pour le moment. En effet, ma priorité avant tout, c’est de permettre aux enfants de s’adapter à leur future nouvelle vie à leur rythme. D’un côté pratique, il n’est de toutes façons pas possible que Mari et moi allions travailler tant que nous n’avons pas trouvé d’école et/ou de nounou pour les enfants. Par ailleurs, même si on supposait qu’on trouve facilement une école, je ne me vois pas arriver sur place et aller travailler aussitôt en les lâchant du jour au lendemain dans un environnement nouveau avec une langue qu’ils ne comprennent pas.

Et puis, comme je suis bien dans mon poste actuel, je ne suis pas pressée de démissionner non plus…

Bref, le plan c’est donc : Mari trouve un emploi -> on trouve une école aux enfants -> je cherche un emploi

Le déménagement

Il y a potentiellement deux possibilités :

  • Mari trouve un emploi puis on déménage 1-2 mois après, le temps de planifier le déménagement, de faire les résiliations, etc…
  • on déménage à une date donnée quoiqu’il arrive.

Nous avons choisi la deuxième option : Mari partira aux US le premier (entre mai et juillet, en fonction du résultat de ses recherches). Sa mission consistera à décrocher un job et à trouver un logement, et je le rejoindrai avec les enfants début août, après avoir passé 2 semaines de vacances dans ma famille, et ce après avoir vidé la maison.

Résumé du plan

Pour résumer notre plan d’action, rien de tel qu’un beau schéma (oui, je sais, je suis une psychopathe, avec mes graphiques…) :

lePlan

Maintenant que vous connaissez le plan théorique, nous allons pouvoir observer ensemble dans les prochains mois si ça se passe comme prévu ou pas du tout (sinon c’est pas rigolo) 😀

04/3/13

Incertitudes

Troubled with QuestionsLorsqu’on prépare une expatriation comme ça, on pense avant tout aux côtés positifs de l’aventure. Oui, parce que si on devait focaliser sur les inconvénients et les peurs liées à notre projet, je crois qu’on ne ferait jamais rien 😉

Je pourrais même dire que la plupart du temps, lorsqu’on est occupés à suivre les procédures diverses ou à rassembler les papiers pour le dossier, on ne pense même pas du tout : on se projette de jalon en jalon, on fait ce qu’il y a à faire, et on avance dans les démarches.

Sauf que…

Maintenant, nous sommes arrivés au bout (ou presque) de la procédure administrative. L’issue de notre projet ne dépend plus que de nous et de notre faculté à trouver un emploi notamment.

Et donc, comme la paperasse m’occupe moins, je pense davantage, et je me pose plein de questions, je doute… enfin, pas tout le temps, mais parfois ça viens et ça me tracasse…

  • La famille : c’est le sujet qui est en tête de mes préoccupations. Même si de nos jours on a des moyens technologiques qui permettent d’échanger plus facilement qu’avant, ma famille va me manquer. Et puis ça me tracasse que les enfants voient moins souvent leurs grands-parents, cousins, tontons et tatas et vice versa. C’est pas comme si il y avait autant de vacances là-bas qu’ici… et puis ils sont trop petits pour songer à les envoyer seuls en France (et puis de toutes façons, je ne me sens pas prête à les savoir à 6000km de moi). Bref, je pense beaucoup à tout ça et je culpabilise.
  • Les enfants : je pense que c’est l’argument qui vient en deuxième position. Buzz se plaît énormément à l’école, il a 3 super copains et il se sent bien. Woody se fait une joie d’aller aussi à l’école à partir de septembre ; il adore emmener son frère devant sa classe le matin. Aux US, l’école n’est qu’à partir de 5 ans, et je ne sais pas du tout si j’arriverai à leur trouver une place en pre-school là-bas (pour l’instant je ne maîtrise pas le sujet, mais ça semble assez difficile) et puis tout va changer : les copains, les lieux, la langue… Bien que je sois persuadée que les petits seront parfaitement intégrés dans notre nouvelle vie bien avant leurs parents, ça me gène de leur faire vivre un tel chamboulement
  • mon emploi : en ce moment, j’ai un boulot que j’adore, le genre de poste que je cherchais à tâtons depuis plusieurs années. Le sujet me passionne, j’apprends énormément de choses et accessoirement mes collègues sont adorables. Je sais bien qu’une ambiance professionnelle peut changer avec pas grand chose, qu’il suffit d’une réorganisation, d’un chef qui change, ou de n’importe quoi d’autre et que rien n’est acquis. Je sais aussi qu’il est tout à fait possible que je retrouve quelque chose d’équivalent aux US. Malgré tout, l’idée de démissionner d’un poste qui me plaît pour me lancer dans l’inconnu me fait flipper.

Et puis à tout ça viennent s’ajouter les questions liées à l’organisation : qui part quand, comment, où ?

  • C’est moins risqué de rester ici tant qu’on n’a pas d’emploi là-bas MAIS c’est plus facile de trouver un emploi sur place
  • C’est peut-être pas mal que Mari parte le premier pour chercher un job pendant que je reste ici à jongler entre mon boulot et les enfants MAIS ça va être difficile
  • Il y a plus d’emploi dans notre secteur à New York MAIS il fait plus beau en Californie (bon, ce point là est moins stressant que les deux premiers 😉 )
  • Ce serait plus simple de se dire qu’on déménage quoiqu’il arrive fin juillet MAIS ça met la pression
  • Faut-il vendre la voiture avant de partir ?
  • Est-ce qu’on va déménager toutes nos affaires ?

Thinker Person Asks Questions Who What Where When Why How
On verra bien… 🙂