11/30/13

Notre premier Thanksgiving

Ce jeudi, nous avons fêté Thanksgiving pour la première fois et pour l’occasion, nous avons fait une fête digne de ce nom !

Nous sommes allés passé l’après-midi et la soirée chez des amis pour partager de nombreux plats typiques :

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La dinde de 12kg, avec un délicieux stuffing à l’intérieur
dinde
C’est moi toute seule qui l’ai découpée !
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Du corn bread (des petits pains de maïs)
Mon gratin de patates douces aux chamallows
Mon gratin de patates douces aux chamallows
– vous remarquerez le vin de Bourgogne à côté
Ma pumpkin pie
Ma pumpkin pie

Tout ça sans compter tous les accompagnements que je n’ai pas pris en photo…

Et il n’y a pas que le repas, nous avons passé une journée formidable ; les enfants ont pu jouer gentiment avec leur copains (il n’y a même pas eu de bagarre !) pendant que nous papotions entre adultes 🙂

ps : si vous voulez mes recettes, c’est par ici : tarte à la citrouille et Gratin de patates douces aux chamallows

11/28/13

Un pot de départ

Take away food noodles

J’ai reçu une invitation groupée au pot de départ d’une fille de mon équipe. J’y vois aussitôt une excellente opportunité de faire connaissance avec les autres et de papoter. Le pot, c’était hier à 12h.

Une heure avant le pot, quelqu’un demande à tout le monde de choisir un plat sur une liste pour le repas.

À midi, j’entre dans la salle de réunion réservée pour l’occasion. Il y a déjà une vingtaine de personnes dans la salle, assises autour d’une grande table. Je récupère la boite contenant le repas que j’ai choisi et je vais m’asseoir comme les autres. C’est relativement calme.

Quand tout le monde est là, quelqu’un lance une audioconférence avec je-sais-pas-qui. Le monsieur de l’autre côté se met à parler, beaucoup. Je ne comprends rien de ce qu’il raconte. Tout le monde se met à rire ; je suppose alors qu’il est en train de faire un discours. Et puis à un moment, le monsieur de l’autre côté du téléphone dit au-revoir et raccroche. Aussitôt, tout le monde se lève et quitte la pièce. Il y en a qui n’avaient pas fini de manger, mais ils sortent en même temps, leur boite à repas dans la main.

Et voilà, le pot est fini. Au passage, une fille me dit qu’elle m’enverra un mail pour me dire combien de lui dois pour le repas (je m’y attendais, mais j’imaginais qu’il y aura un truc à boire en plus 😉 )…

Rien à voir avec les pots que je connaissais en France 😀

11/27/13

Thanksgiving à l’école

Les enfants et leurs maîtresses ont décoré l’école pour Thanksgiving…

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La dinde
Les indiens
Les indiens
L'histoire de Thanksgiving
L’histoire de Thanksgiving

… et puis ce midi, ils ont partagé un repas. Chaque famille a apporté une spécialité maison à faire découvrir aux autres (vous pouvez voir mon far breton au fond)

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Je n’ai pas pu me joindre à eux car je ne pouvais pas m’absenter du travail, mais c’était apparemment très sympa ! 🙂

Demain, nous allons fêter Thanksgiving avec des amis. Ils s’occupent de la dinde, je suis chargée de la tarte à la citrouille et du plat à la patate douce et au chamallow. On va voir ce que ça donne 😉

11/24/13

Bilan de ma semaine

Je tenais à vous faire un petit topo de ma première semaine au travail et à partager avec vous mes premières impressions (pour voir si ça se confirme ou pas par la suite).

Comme je vous ai déjà parlé de ma journée de lundi, je vais me concentrer sur les quatre jours suivants.

Mardi matin, j’arrive donc dans un autre bâtiment que la veille, à 10 minutes porte à porte de chez moi, et je rejoins Mandira dans le hall à 9h. Comme je n’ai pas encore mon badge, elle m’accompagne près de l’accueil pour demander une carte temporaire pour la journée et je dois passer mon sac aux rayons X. Ça rigole pas avec la sécurité ici !

Nous arrivons à l’étage et je la suis sur le plateau, principalement composé de bureaux à cloisons plus hautes que moi. On se croirait dans un labyrinthe… Elle m’amène devant l’un des cubicles et me dit que c’est mon bureau. Je constate qu’il y a de nombreux dossiers sur le bureau et que les tiroirs sont plein d’affaires personnelles (de l’argent, une tasse…). Je demande à ma chef si la personne qui était là avant va récupérer ses affaires. Elle me répond assez froidement : « il est parti hier. Il reviendra peut-être les chercher, tu peux les mettre ailleurs ». Bon, ça sent le mec qui s’est fait viré la veille sans prévenir. Bonjour l’ambiance de départ… 😐

bureau

Mandira me donne à nouveau de la doc à lire (pfff…) en attendant d’avoir mes codes de connexion puis elle me dit qu’il y a une réunion téléphonique avec je-sais-pas-qui sur le point de commencer. Elle me propose de me joindre à la conversation, juste pour écouter (ça tombe bien, je n’aurais pas sû quoi dire). J’écoute donc la réunion qui a duré 20 minutes et à laquelle je n’ai pas compris grand chose vu que j’ai entendu parler de mousquetaires et de nombrils (cela dit après avoir cherché le sens des notes que j’ai prises, il s’avère que mousquetaire est le nom d’une application. Par contre, pour le nombril, c’était pas ça du tout 😆 )

À part ces deux anecdotes, il y a quelque chose qui m’a particulièrement marquée, c’est la froideur de l’ambiance. Bon, déjà, j’ai vite compris qu’il n’y avait aucune pause de la journée, mes collègues enchainant 9h-18h sans interruption. J’ai trouvé ça difficile le premier jour, et puis ensuite j’étais prête psychologiquement donc finalement ça se fait bien. Par contre, ce que je trouve difficile, c’est que personne ne discute de la journée. Les rares conversations que j’entends de loin concernent le travail et les collègues sont très distants. Je ne sais pas si c’est spécifique à mon équipe, ou si c’est général ici, mais je trouve ça désagréable, un peu comme une impression d’être exclue, sauf qu’en fait c’est normal. Certainement une question d’habitude je suppose…
J’ai pourtant fait quelques tentatives, avec différents collègues (parce que déjà que je n’ai pas vraiment de travail à faire, mais ne parler à personne de la journée, ça me rend folle !) :
moi : « Bonjour Vindhya, comment ça va ?
Vindhya : ça va. Qu’est-ce que tu veux ?
euh… rien, je disais juste bonjour, hein…

autre essai : « Bonjour Vishala, comment ça va ?
Vishala : ça va.
Elle me regarde, d’un air interrogateur. Je la regarde d’un air pas à l’aise et puis je m’en vais en ayant eu l’impression d’être passée pour une demeurée. Je crois que je vais arrêter de dire bonjour aux gens sans raison…

Autre tentative, avec un truc intelligent à demander : « Dis-moi, Mandira, est-ce que tu pourrais m’expliquer un truc ?
Mandira : désolée, j’ai pas le temps, vas demander à Vindhya »

2 min plus tard : « Vindhya, tu as un instant ? J’ai une question
Vindhya : je suis occupée, tu devrais demander à Mandira »
euh… c’est elle qui m’envoie là…

Vendredi matin (c’est pas trop tôt), Mandira finit par me dire que je vais bosser sur le même projet que Krishna, et que je peux lui demander de me présenter ce qu’il fait. Sauf que Krishna, il travaille sur un autre site, ce qui va être super pratique. Je sais qu’il vient régulièrement dans mon bâtiment, mais Mandira n’est pas capable de me dire quand (pourtant c’est sa chef aussi), et que je peux lui demander directement. Je lui demande « il est au courant que je vais bosser avec lui ? » et elle me répond « non ». Bah ce serait peut-être bien de le prévenir avant que je lui tombe dessus…
J’attends que Mandira prévienne Krishna que je vais faire équipe avec lui, et puis je lui envoie un petit message :
« bonjour Krishna, comment vas-tu ?
– Merveilleusement bien. Pourquoi ?
mais pourquoi les gens se sentent agressés quand on leur demande comment ça va ici ?
– Je me demandais quel jour tu seras ici la semaine prochaine ?
– Lundi et mardi
– Ah, super 🙂
– non, j’ai des choses importantes à faire, je n’aurais pas le temps de te voir
et bam !

Bon, voilà, j’ai l’impression d’être entourée de psychopathes… et pour ne rien arranger, je galère pour avoir les accès aux répertoires partagés de l’équipe, personne ne veut m’aider. La communication avec le support est un véritable moment de solitude parce que je ne pige pas un mot de ce qu’ils me disent quand j’appelle…

J’étais bien contente d’arriver enfin au week-end vendredi soir, et ça me fait plaisir d’avoir un jour férié jeudi grâce à Thanksgiving 🙂

11/18/13

Premier jour au travail

Documents from blue folder.
Me revoilà donc sur le chemin du travail après 4 mois de pause.

Il est 8h30, je sors de chez moi. Le stress monte, un peu. Comment cette journée va-t-elle se passer ? Je prends le métro, parmi les autres personnes qui partent travailler. Il fait bon, le ciel est bleu avec de petits nuages blancs, le vent souffle légèrement et le soleil brille. Je continue à avancer dans le flux des piétons.

8h50 : j’arrive devant le bâtiment. J’entre et m’approche de l’accueil pour demander Padma. Finalement, c’est quelqu’un d’autre qui vient me chercher, il se présente mais je ne comprends pas son nom. Nous arrivons sur le plateau et une des jeunes femmes qui m’avait fait passer l’entretien vient m’accueillir. Elle me dit son nom que je ne comprends pas non plus.

Elle m’installe au bureau de quelqu’un qui n’est pas là aujourd’hui, je pose mes affaires et la rejoins à son poste. Pour activer je-sais-pas-quoi, elle me demande de remplir un formulaire sur son ordinateur. Quand je valide, il y a un message comme quoi ça n’a pas pu s’activer et qu’il faut appeler le support. Elle me dit donc de les appeler pour qu’ils règlent mon problème. Elle ajoute que le numéro de téléphone n’est pas compliqué : « it’s one 800 support ».

Je retourne donc à mon bureau pour appeler le support. Qu’est-ce que je vais leur dire ? Je n’ai même pas compris ce qui ne marche pas… Bon, je vais me débrouiller…

Je tape 800 sur le téléphone, ça ne marche pas. J’ai un doute : elle a dit 800 ou 8000 ? J’essaye 8000, ça ne marche pas non plus. Hmmm… Je vois par hasard sur le bureau que le numéro est 1-800-support. Ah ok ! Je tape donc 18007877678 et ça ne marche toujours pas… Je demande à mon voisin le numéro du support et il me répond que c’est 1-800-support. Je lui réponds que ça ne fonctionne pas et il me demande « tu as fait le 9 avant ? ». Ah non, je n’avais pas fait le 9… Là ça va tout de suite mieux !

Je tombe sur une boite vocale qui me demande d’épeler mon ID :
J’articule : « – K 9 O W Y J »
L’automate me répond : « – I heard K-9-O-W-A-F. Is that ok?
– NO ! mais comment il a fait pour prendre le J pour un F ?
– spell your ID
– K 9 O W Y J
– I heard K-9-O-W-I-F. Is that ok?
– NO !
– spell your ID
– K 9 O W Y J
– I heard K-9-O-W-Y-F. Is that ok?
non, mais il y tient à son F !
– NO !

Je suppose que l’automate en a eu marre et j’ai finalement eu quelqu’un au téléphone 😀
J’explique donc que l’activation de je-sais-pas-quoi ne fonctionne pas. Ils me répondent que je dois en parler avec ma manager. J’explique que c’est elle qui m’a demandé de les appeler et finalement, c’est ma manager qui a fini la conversation avec le support (c’est mieux comme ça…).
Bref… c’est trop tôt pour activer mes accès, je les aurai demain au plus tôt…

Il est 10h, on me donne de la doc à lire.
Je lis…
je lis…
je lis…

10h30 : ma voisine d’en face mange un sandwich qui sent fort la dinde

10h45 : c’est malin, j’ai faim, maintenant !

11h : ma voisine d’en face mange des cacahuètes, qu’elle a dans un grand bocal sur son bureau. Un autre collègue arrive pour l’accompagner.

11h15 : j’ai lu toute la doc 2 fois, j’ai même pris des notes ! Je commence ma troisième lecture.

11h50 : je vais voir Mandira (entre temps, j’ai réussi à trouver le prénom de ma boss écrit quelque part) et je lui dis que j’ai fini de lire la doc. Elle m’en donne d’autre… et m’explique qu’elle n’a pas le temps de s’occuper de moi. Bon ok…

12h05 : mon voisin de gauche mange une salade aux lentilles avec du bacon, ma voisine d’en face a laissé les cacahuètes et s’attaque à des céréales au chocolat. Je sors mon sandwich…

13h : ma voisine recommence à manger des cacahouètes.

14h : je décide de partir en exploration et je fais le tour de l’étage. Ça me fait du bien de me promener, parce que ça commençait à faire long, sans pause depuis ce matin…

Je relis encore la doc… j’y trouve même des fautes 😀

L’après-midi passe incroyablement lentement… Personne ne fait de pause, personne ne discute (à part mon voisin de gauche qui s’est mis à parler curling pendant 2 minutes avec un autre).

Il est 17h. Je vais voir Mandira et elle me dit « il y a un autre document que j’aimerais que tu lises. Il faut juste que je le retrouve, attends, je passe te voir dès que je l’ai ». J’attends donc… 17h15, 17h30, 18h… Je retourne voir Mandira qui, visiblement, avait complètement oublié mon document. Elle me dit qu’on verra ça demain (si j’avais su, ça ferait une heure que je serais partie), et au passage, elle me dit que mon lieu de travail ne sera pas ici à Manhattan, mais à Jersey City !

Voilà donc la bonne nouvelle du jour : je vais travailler à 5 minutes à pieds de chez moi ! (Bon, par contre, les gens de l’équipe que j’ai vus aujourd’hui ont l’air de rester travailler à Manhattan, alors je ne pige pas trop le but de la manœuvre…).

En attendant, croisons les doigts pour que j’ai mes accès demain et que je puisse faire quelque chose de plus productif que lire de la doc ! 😉

11/17/13

First birthday party!

Ce matin, Buzz et Woody étaient invités à l’anniversaire d’un petit copain d’école qui fête ses 3 ans : notre première birthday party à l’américaine !

Les parents ont réservé une salle de jeux pour l’occasion. Nous entrons et les enfants s’élancent dans la pièce : piscine à boules, trampoline, toboggans… il y a de quoi faire !

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Tous les enfants de la classe sont là, ainsi que quelques cousins du birthday boy, ça doit faire une petite quinzaine et ils s’amusent comme des fous.

Puis, les animatrices arrivent au milieu de l’espace et demandent aux enfants de venir se mettre autour d’elles. Elles mettent l’ambiance mais la moitié des enfants s’en fiche royalement (dont les miens) et continuent à jouer. Il faut dire que c’est plus rigolo à 3 ans de courir partout que de venir s’asseoir sagement pour regarder les dames chanter des chansons 😉

Bref, c’était bien sympa quand même, et pendant ce temps, nous discutons tranquillement avec les autres parents. Puis arrive l’heure pour les enfants de s’asseoir pour manger la pizza…

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… et puis le gâteau d’anniversaire.

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La matinée a passé vite et la fête est finie. Les enfants récupèrent chacun un petit goodie bag contenant un petit train, des autocollants et un tampon (que je vais planquer avant que ça finisse sur les murs).

bag

11/16/13

De la paperasse…

Signing contract

Comme je vous le disais la semaine dernière, on m’a proposé un emploi que j’ai accepté. En attendant ma date de début, a priori pour lundi 18 novembre, je pensais que je pourrai me la couler douce, et bien même pas : je n’ai jamais vu autant de paperasse en si peu de temps !

Toute une liste de formulaires à remplir : I-9, W-4, IT-2104… entre les questions pour savoir si je suis poursuivie pour crime en ce moment et celles liées aux taxes auxquelles je n’ai rien compris…

Bref, je vous passe les détails parce que ce n’est pas très intéressant, mais tout ça pour dire que je me suis bien amusée cette semaine.

Une petite histoire au passage : la semaine dernière, alors que j’étais au téléphone avec Steven (mon recruteur), il m’a demandé mon legal name. Comme je ne savais pas trop si il parlait de mon nom de jeune fille, de mon nom marital (d’usage), ou de ce qui est écrit sur mon passeport et mes différents ID américains (à savoir les deux), je lui ai précisé mon birth name, mon spouse name, et je lui ai dit que j’avais les deux sur mes documents ici, comme ça il en fait ce qu’il veut.

Arrive le jour où j’ai rendez-vous avec lui pour signer le contrat. Il me fait remplir une tonne de documents, et semble soudainement perturbé. Il me demande : « mais ton prénom, c’est Caroline ? » bah oui, depuis le début j’ai pas changé… C’est quoi son problème ? et là il m’explique que j’avais répondu autre chose lorsqu’il me demandait mon legal name. Ah bon ? Il parlait du prénom ?? Du coup, il m’a enregistrée dans leurs bases avec mon nom de jeune fille comme prénom. C’est malin, tiens… et il n’a pas l’air très content en m’expliquant que ça va retarder ma date de début de quelques jours et qu’au lieu de commencer le 18, ce sera pour le 20 ou 21 parce qu’il doit refaire des démarches de je-sais-pas-quoi.

Le lendemain de la signature de contrat, j’ai rendez-vous pour me faire prendre les empreintes digitales. J’arrive à l’adresse indiquée et il se trouve que c’est un cordonnier-serrurier. Pas trop sûre d’être au bon endroit, je demande :
« -bonjour, j’ai un rendez-vous pour un fingerprint. C’est bien ici ?
-On vous a dit que c’était ici ?
-Euh… bah oui…
-Bon alors c’est ici !

Il se fout de moi là ?
Il m’emmène dans un autre endroit de sa boutique (qui n’inspire pas particulièrement confiance) et me prend chaque doigt un par un, pour enregistrer mes empreintes complètes. J’ai jamais vu ça : il ne s’est pas contenté du bout des doigts comme pour l’ambassade ou la douane, mais là il m’a pris tout le tour de mes phalanges ! Mais à quoi ça va leur servir ??
Bon, j’ai pas trop le choix, mais je suis sceptique…

Au moins, c’est fait, normalement c’est tout. Je sais que le recruteur doit terminer mon background check avant que je puisse commencer. Il s’agit de vérifier que j’ai bien les diplômes et expériences que je prétends avoir, et aussi que je n’ai pas un passé louche. En fait, je ne sais pas exactement ce qu’ils cherchent ni comment ils le font. Ils m’ont juste demandé la liste des entreprises dans lesquelles j’ai travaillé les 3 dernières années ainsi que le nom de mes managers en m’expliquant qu’ils ne les appelleraient de toutes façons pas car c’est en France.

Hier, je reçois un mail de mon recruteur qui me dit que c’est bon, je commence lundi (comme quoi, finalement, le problème de prénom-nom n’a pas eu trop de conséquences). Lundi, déjà ? Enfin, tout est relatif… ça fait quand même 4 mois que je ne bosse pas ! Au moins, j’ai fait le plein de vacances 😉

En ce samedi soir, je commence à ressentir un mélange d’excitation et de stress, sans trop savoir lequel des deux est le plus fort. J’adore démarrer un nouveau travail, découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles méthodes… mais là je vais avoir un sacré challenge à relever avec l’anglais en plus… La suite au prochain épisode !

11/15/13

Un téléphérique à New York

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Pour moi, le téléphérique a toujours été associé à la montagne… jusqu’à ce que je me rende compte qu’il y en a un à New York. Il relie Manhattan à Roosevelt Island où nous sommes allés nous promener.

Je trouve ça assez surprenant de voir un téléphérique au-dessus de la circulation newyorkaise ;)
Je trouve ça assez surprenant de voir un téléphérique au-dessus de la circulation newyorkaise

Nous montons dedans et admirons Manhattan vue sous un angle nouveau (et comme je suis sympa, j’ai filmé pour que vous puissiez voir aussi)

Nous arrivons ensuite sur Roosevelt Island.

Le téléphérique vu d'en bas
Le téléphérique vu d’en bas
Vue dégagée sur le Chrysler Building
Vue dégagée sur le Chrysler Building
l'ONU
l’ONU

Nous avons profité des couleurs automnales…

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… et croisé une mante religieuse, même que je vous mets la photo parce que je la trouve très jolie (si vous voulez, j’en ai d’autres, et encore, je vous épargne le pigeon et la mouette que j’ai aussi photographiés)

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11/7/13

I got a job in New York!!!

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Vendredi dernier, entre deux entretiens, un recruteur parmi d’autres, Steven, m’a envoyé un mail après avoir vu mon CV sur LinkedIn. Quelques échanges téléphoniques plus tard, il me parle d’une opportunité intéressante et me propose un entretien avec son client le lundi.

L’entretien

Le lundi, j’ai rendez-vous avec Steven avant l’entretien. Il me donne quelques conseils vite fait, me dit de demander Padma et me donne son numéro de téléphone juste au cas où.

J’arrive à l’accueil de l’entreprise où j’ai rendez-vous et ça commence bien : Padma n’est pas dans leur système. J’ai pas tout compris ce que me raconte le monsieur mais ils finissent par trouver quelqu’un (je sais pas qui) qui vient me chercher et m’emmène dans un bureau. Il me dit d’attendre là, que quelqu’un viendra.

Je me retrouve alors seule dans un bureau et j’attends. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes… M’ont-ils oubliée ? Est-ce que c’est bien la bonne personne que l’accueil a appelée ? En plus du stress de l’entretien, je commence à m’ennuyer sérieusement, et puis surtout je m’inquiète !

Finalement, je me décide à appeler Padma pour lui dire que je l’attends. Un homme décroche, je lui dis que j’ai un rendez-vous avec Padma. Il me répond un truc que je ne pige pas juste au moment où une jeune femme entre dans le bureau. Je dis alors à mon interlocuteur que finalement tout va bien, elle est arrivée, au revoir, et je raccroche rapidement.

L’entretien commence. Mon interlocutrice présente vite fait le poste, je me présente et puis elle me pose des questions, plein de questions. J’aurais envie de dire qu’elle m’a tout demandé. Elle a balayé les compétences mentionnées sur mon CV et m’a posé des questions sur absolument tout, que ce soient d’un point de vue technique, fonctionnel, méthodologique… tout y est passé mais je m’en suis bien sortie.

Au bout de 40 minutes, alors que je pensais en avoir terminé, elle me demande d’attendre pour l’entretien suivant. Deux minutes plus tard, c’est un homme qui entre dans la pièce et me dit « Hi! I’m Padma! » (oups, c’est celui à qui j’ai à moitié raccroché au nez en disant de Padma qu’ELLE venait d’arriver… 😳 ). D’emblée je ne suis franchement pas à l’aise, et puis il a un bon accent indien et je dois me concentrer encore plus pour le comprendre. Il me pose à nouveau plein de questions, plus axées sur des cas pratiques. En voici une :
– Vous travaillez avec un fournisseur et vous avez besoin de recevoir rapidement quelque chose, mais il ne vous le donne pas. Que faites-vous ?
– euh… bah je lui téléphone pour lui demander de me le donner ?
– il vous répond qu’il n’a pas le temps et qu’il fera ça la semaine prochaine
– euh… je le rappelle la semaine d’après ?
– Là, il est malade
– euh.. il est chiant ce fournisseur j’essaye de voir si quelqu’un d’autre peut me donner ce que je veux à sa place ?
– On vous dit que personne d’autre ne peut. Vous faites quoi là ?
– euh… bah euh…j’en parle à mon chef et/ou mes collègues pour trouver une solution ensemble ?
– Ok
(ouf! J’étais à court d’idées)

30 minutes plus tard, Padma conclut l’entretien en me disant « Je préfère vous prévenir : préparez-vous à de grosses différences culturelles ici par rapport à la France. Vous n’avez certainement jamais vu ça pendant vos 10 années d’expérience, mais les gens ici sont quand même plus dynamiques/vifs que les français. Ça va être vraiment dur pour vous pendant au moins deux mois ! »
– euh, ok, merci du conseil !

Là, quand je pense que c’est fini, Padma s’en va et me dit d’attendre la troisième personne pour la suite (hé ! Je vais en voir encore combien, là ?)

La troisième arrive donc et reste quand même 45 minutes. Encore des questions diverses et variées, et puis elle m’explique un peu plus en détails le genre de projets sur lesquels je pourrais être amenée à travailler. Et puis, enfin, ça se termine. Je suis lessivée (avec deux heures d’entretien ; qu’est-ce que ça va donner quand je vais bosser des journées entières…) !

Le résultat

Le lendemain, mardi, vers 18h30, Steven m’appelle. À ce moment, Buzz est sous la douche en train de hurler tout ce qu’il peut parce qu’il n’a pas envie de se laver maintenant, et j’étais en train de donner à manger à Woody (qui est parfaitement capable de manger tout seul, mais c’est tellement mieux quand c’est Maman…). Forcément, je décroche, c’est important :
Steven : bonsoir Caroline, je ne te dérange pas ?
Buzz : naaaaaaaaan, j’veux pas m’laver
Woody : Mamaaaaaaan, veux que tu me donnes à manger !
Moi : Non, pas du tout
Steven : le client que tu as rencontré hier aimerait que tu viennes travailler pour eux.
Buzz : naaaaaaaaan, rrrrrrrr, lâche-moi, Papa ! Naaaaaaaaaaaaaaaaaan !
Woody : Mamaaaaaaan ! Mamaaaaaaan ! Mamaaaaaaan !
Moi, me bouchant l’oreille droite et la gauche collée sur le téléphone : Ah, c’est génial !
Woody : Tu viens, Mamannnnnnnnnnnnnnn ? M’aiiiiider !!!
Buzz : maaaaaaaais j’veuuuuux paaaaaaaaaaaaaaaas, t’es pas gentiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiil
Steven, qui parle en même temps que Buzz et Woody : ಉಊಋ ಌಎಏಐಒಓ ಔಖಜಝಞಟ ಡಢಣಬಮಯ ೠೡ അആ ൽൺൿ (ouais, là avec les 3 en même temps, je ne comprends plus un mot de ce que me raconte Steven)
Moi : attends, Steven, j’ai pas compris un mot de ce que tu me racontes parce que mes gosses chouinent en même temps, je peux avoir la soirée pour réfléchir ? Je te rappelle demain !

Euphorie, frustration et doutes

Je suis toute excitée !! J’ai réussi à dégoter un job aux US, non mais j’en reviens pas, waouh !

À la base, je pensais me laisser une journée de réflexion, parce que j’attendais les réponses de deux autres entretiens que j’avais passés juste avant, mais finalement au bout de 30 minutes ma décision est prise : bien sûr que j’accepte (surtout que c’est à moins de 20 minutes de la maison) !

Je n’ai qu’une envie, c’est de téléphoner en France. Qu’est-ce que je suis frustrée de savoir qu’il est 1h du mat là-bas… Grrr… ce décalage horaire…

Passée l’excitation initiale, viennent les doutes. Et si je n’y arrive pas ? Si je ne pige rien pendant les réunions, comment je vais faire les compte-rendus ? Si je ne comprends pas mes interlocuteurs au téléphone, comment je vais m’en sortir ? Si je ne comprends pas mes collègues, comment est-ce que je vais être sûre qu’ils ne vont pas essayer de m’embrouiller ? Et si je me faisais virer au bout de 2 semaines parce que je suis à la ramasse ? Est-ce que je ne devrais pas plutôt attendre un mois avant d’annoncer la nouvelle au cas où ? Non, c’est pas possible, je suis déjà frustrée à l’idée de ne pas pouvoir crier ça sur les toits là, tout de suite, je ne vais quand même pas attendre !

Le lendemain, mercredi (hier), à peine rentrée à la maison après avoir déposé les enfants à l’école, j’ai téléphoné à Steven (au calme) pour lui dire que j’acceptais le poste. Maintenant, je le revois lundi prochain pour faire la paperasse et définir la date de début (qui ne va pas tomber loin de mon anniversaire). Je vous raconterai ça bientôt ! 🙂

11/3/13

Les enfants s’intègrent

J’ai réalisé hier soir que Buzz était en bonne voie vers le bilinguisme quand, dans l’ascenseur pour rentrer chez nous, un voisin lui a demandé « could you press three for me please? » et qu’il a appuyé sur le 3. Le monsieur l’a remercié et je me sentais très fière jusqu’à ce que Buzz lui réponde en se marrant « poo-poo! pee-pee! ».

Bref, l’anglais ne leur fait plus peur même s’ils ne comprennent pas encore suffisamment (en tout cas, je peux encore discuter avec Mari en anglais pour qu’ils ne comprennent pas, à moins qu’ils fassent semblant de ne pas comprendre, ou que ce soit notre accent qui les en empêche 😉 ).

Woody sait compter en anglais jusque 20. On peut même dire qu’il a compté jusque là en anglais juste avant de le faire en français ! Quant à Buzz, avec un peu d’aide, il arrive à 100. Par ailleurs, dès qu’ils ont l’occasion de dire un nombre dans une conversation, c’est en anglais… enfin, quand j’y pense ce n’est pas que pour les nombres : dès qu’ils ont l’occasion de placer un mot qu’ils connaissent en anglais au milieu d’une phrase en français, ils n’hésitent pas. Du coup, ça commence à donner un petit mélange de franglais quand ils parlent. Je sais bien que vous allez me dire qu’ils faut insister pour qu’ils ne parlent que français à la maison, mais je les laisse faire pour l’instant car leur enthousiasme fait plaisir à voir et je peux ainsi apprécier leur progression. On les limitera au français à la maison quand je les sentirai plus à l’aise avec l’anglais à l’école. En attendant, ce qui est rigolo, c’est que Buzz ne dit plus « Euh… » quand il réfléchit mais « Umm… » 🙂

À part le langage, les enfants se sont parfaitement adapté à la culture américaine pour Halloween qui leur a beaucoup plu ! Déjà, contrairement à ce que j’imaginais, ce n’est pas l’affaire d’une soirée, mais quand il s’agit de fêter Halloween, ça dure bien 3 semaines ! Le premier tricks or treats pour nous a eu lieu le 20 octobre. Organisé par une super association de mamans du coin, l’évènement a eu lieu dans un grand parc et mes petits pirates ont bafouillé leurs premiers « Tricks or teats ! » devant des voitures aux coffres décorés pour l’occasion…

voitures

… et puis ils ont décoré leur première citrouille.

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Ensuite, ils ont bien sûr tenus à porter leur déguisement de pirate à la moindre occasion. Nous avons notamment organisé un petit goûter déguisé avec Lucie, Ethan, Amy et Lorik.

Le matin de Halloween, nous avons été invités au premier spectacle des enfants à l’école. C’était très sympa 🙂

Le soir du 31, après avoir mangé (très rapidement), Buzz et Woody ont enfilé de nouveau leur costume de pirate pour aller frapper aux portes des voisins.

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Deux jours plus tard, nous avons recommencé dans l’immeuble d’un copain à Woody.

Au final, on se retrouve avec 2 kg (j’ai pesé !) de bonbons et cochonneries en tout genre. J’ai fait un bon tri dedans après avoir goûté des trucs absolument infects, j’ai proposé au livreur de FreshDirect de se servir dans le tas et ça l’a beaucoup touché. Il était tout guilleret quand il m’a dit tricks or treats en se servant 🙂

Pour conclure, on peut dire qu’Halloween a beaucoup plu aux enfants qui ont hâte d’être à l’année prochaine et qu’ils se sentent bien ici puisque Buzz m’a même dit « Maintenant, j’ai décidé d’être américain ! »