10/29/13

D’un entretien à l’autre…

Person Holding Hire Me Sign in Crowd
Toujours en plein dans ma recherche d’emploi, en ce moment, je passe beaucoup d’entretiens. Ce n’est pas toujours facile avec la barrière de la langue, mais je sens que je fais de nets progrès !

Bon, évidemment, ça dépend des fois ; par exemple il y a 10 jours j’en étais au troisième entretien pour un contrat de 18 mois dans une grande banque américaine et mon interlocuteur mâchait tellement ses mots que je ne pigeais rien… Autant que j’ose parfois demander aux gens de parler moins vite, autant là j’ai pas osé lui demander d’articuler. Ce qui n’aidait pas, c’est qu’il me posait des questions bien techniques sur les processus de calculs de certains risques financiers, étapes par étapes. Il y a 5 ans, j’aurais certainement répondu du tac au tac, mais là je n’étais pas à l’aise… Le fait que je ne comprenais pas ses questions n’aidait clairement pas non plus, et me déstabilisait trop pour que j’arrive à réfléchir à mes réponses. Bref, j’ai passé mon temps à dire « I don’t understand » et « I don’t know » pendant une demi-heure qui m’a paru être une éternité ! (Je ne comprends même pas pourquoi il a tenu à insister si longtemps sur le même sujet ; il aurait pu abréger mes souffrances en laissant tomber, non ?)

Bref, à part cet épisode qui m’a complètement déprimé pendant une semaine (en fait, jusqu’à ce que je passe un autre entretien ailleurs qui s’est super bien passé), je me sens progresser en anglais.

Quand je ne comprends pas, j’essaye de faire illusion. Parfois ça marche…
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…parfois non…
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Là où je vois une nette différence avec le début de mes recherches, c’est que maintenant je n’ai plus peur de décrocher le téléphone quand il sonne. Par ailleurs, le tout premier contact avec un recruteur est maintenant facile car ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent (et quand on s’attend à entendre quelque chose de précis, on comprend beaucoup plus facilement !)

Avant c’était :
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Maintenant, ça va nettement mieux :
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Passée l’étape de ce premier contact pour lequel je me débrouille plutôt bien maintenant, arrive la partie la plus difficile qui consiste à convaincre le client ou le futur employeur potentiel que je suis la personne qui leur faut, et c’est là que je coince pour l’instant. Je m’en sors bien pour la partie présentation et pour répondre aux questions que j’ai préparées. Par contre, il y a parfois des questions bien techniques pour lesquelles j’aimerais simplement répondre par un schéma ou une formule, mais lorsque l’entretien est par téléphone (ce qui est souvent le cas), je m’emmêle les pinceaux pour expliquer ma réponse et je pense que je passe pour une grosse débile… Il va falloir que je m’entraîne encore pour surmonter ça (et prier pour que mon prochain entretien soit en face à face) !

10/10/13

Networkons !

management d'équipe / réseaux sociaux

Comme vous le savez, je suis en pleine recherche d’emploi depuis un bon mois et je constate une différence majeure entre la France et les États-Unis : l’importance du réseau (non pas qu’il soit inutile en France, mais il se cantonne à quelques secteurs en particulier, alors qu’ici c’est vital).

En France, il m’est arrivé 3 fois de chercher activement un emploi : en 2003, en 2007 et en 2010. A chaque fois, ma recherche consistait en deux choses : mettre mon CV en ligne et répondre aux offres d’emploi qui me plaisaient. Deux fois, j’ai trouvé suite à une annonce à laquelle j’avais répondu. Une fois, c’est un recruteur qui avait vu mon CV sur internet.

Aux États-Unis, ce n’est pas si simple (ou en fait, c’est plus simple… enfin ça dépend comment on le voit), presque tout est dans le networking : il faut rencontrer du monde. Alors je sors, j’essaye de m’intégrer à différents types de groupes, professionnels ou pas, francophones ou pas. A chaque fois, je parle de mon travail et il y a toujours quelqu’un qui connait quelqu’un (qui connait quelqu’un lui aussi…) qui peut me filer un tuyau, ou me proposer de faire passer mon CV dans sa boite. De ce que je peux constater, les américains sont toujours prêts à rencontrer de nouvelles personnes (qui viennent élargir leur propre réseau) et les français entre eux m’ont l’air de bien s’entraider aussi.

Plus précisément, voici comment j’ai rencontré de nouvelles personnes pour l’instant (si ça peut aider quelqu’un…) :

  • Les amis des amis : ça a été notamment le cas de la première personne que j’ai vraiment rencontré ici. Quelqu’un de formidable : un échange de mail, un coup de téléphone et une rencontre (avec ma première heure de conversation sérieuse en anglais ici) où il m’a donné plein de tuyaux de networking et des noms de personnes à rencontrer de sa part (que Mari a rencontrées et qui lui ont présenté d’autres personnes, etc… )
  • L’apéro-blog qui a lieu une fois par mois, où l’ambiance est très sympa, et qui permet de discuter de tous les sujets importants allant des vacances aux clubs de gym en passant par le contenu des lunch box des enfants. Tous les mois, j’attends le suivant avec impatience !
  • Les américains qui veulent améliorer leur niveau de français grâce à conversationexchange.com. De cette façon, j’ai rencontré des américains avec qui on a discuté moitié en anglais, moitié en français. Ils m’ont raconté l’histoire de leur quartier, leurs passions et ont répondu à mes questions bêtes du genre « qu’est-ce qu’il faut dire quand on décroche le téléphone ? ». De mon côté, je leur ai parlé de la France, de mon boulot (oui, forcément…) et j’ai répondu à leurs questions de vocabulaire.
  • L’école des enfants : tous les matins, je croise d’autres parents et on échange quelques mots. De temps en temps le week-end, j’invite un copain de Buzz ou Woody pour le goûter et pendant que les enfants se tapent dessus avec des petites voitures, nous discutons entre parents
  • La messe : je me suis trouvé une paroisse très sympa dans mon quartier et à chaque fois je discute avec des personnes différentes. En plus, ça me fait un cours d’anglais en même temps pour essayer de comprendre l’homélie
  • Les voisins : ici, les gens entament très facilement la discussion, dans l’ascenseur ou dans la salle de jeux par exemple. Bon, dans l’ascenseur on n’a pas tellement le temps de discuter boulot, alors je suis allée plusieurs fois avec Woody dans la salle de jeux de l’immeuble. J’ai ainsi pu rencontrer d’autres mamans avec qui on a bien papoté (c’est l’une d’elles qui m’avait donné les coordonnées de son pédiatre quand j’en avais besoin)
  • Les groupes tels qu’on en trouve sur meetup.com ou InterNations qui permettent de rencontrer d’autres personnes qui vivent dans le même quartier et de parler anglais.
  • Les réunions networking et en particulier celles de l’ANY. J’y suis allée pour la première fois cette semaine et c’était vraiment très intéressant, avec plein de conseils pour la recherche d’emploi et où j’ai rencontré encore plein de gens sympas !

Voilà donc, chaque sortie est pour moi l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes (que j’ajoute ensuite sur LinkedIn à peine rentrée chez moi) et ça marche plutôt pas mal, car j’ai deux pistes assez sérieuses en ce moment pour le travail, justement grâce au networking 🙂

10/7/13

L’exposé du lundi

Vendredi dernier, les enfants sont rentrés de l’école avec leur cahier. Nous avons alors pu admirer ce qu’ils ont fait en classe :
Buzz sait écrire son prénom tout seul (qui pour de vrai est plus compliqué à écrire que « Buzz »), il a dessiné de jolis bonhommes, il a colorié sans dépasser les traits, il a fait des lignes d’écriture et des travaux de lecture…
Woody a collé des ronds et des carrés dans le bon ordre, il a fait des lignes et il a colorié des pommes dans les bonnes couleurs.
Ils ont bien travaillé et ils étaient très fiers de nous montrer leur travail !

Mais ce n’est pas tout. Une fois par mois, nous récupèrerons le cahier le vendredi et nous aurons la charge d’y remplir une nouvelle page pour illustrer l’activité du week-end (pour les preK4 seulement). Le lundi suivant, chaque enfant fera un exposé oral devant toute sa classe, avec son illustration en support. Autant dire qu’il faut trouver une activité intelligente à faire quand ça arrive 😉

Ce week-end, nous avons donc décidé d’aller (re)visiter le musée des sciences que les enfants adorent. Une des expositions du moment est « Bob the builder » et permet aux plus jeunes de se familiariser avec les outils de bricolages et engins divers. Tout d’abord, les enfants peuvent tracer leur plan de construction. Buzz a décidé de construire une fusée :

fusee

Ensuite, ils peuvent utiliser les outils :

bricolage

Bon, vous vous doutez bien qu’on n’a pas construit de fusée pour de vrai, mais les enfants se sont bien amusés !

Hier soir, on s’est amusés à faire une jolie page pour le cahier de Buzz, avec son plan de fusée et quelques photos. Ce matin, il était prêt pour raconter tout ça à sa classe 🙂