Tous les jours, Buzz a des devoirs à faire à la maison et ce soir, c’est « Shape Hunting » !
En effet, le thème de la semaine, c’est les formes 3D. Dans cette optique, les enfants doivent partir à la recherche d’objets chez eux. Le but de l’opération : trouver eux-même un objet de forme sphérique, un cube, un cylindre et un cône, et puis apporter ça à l’école pour montrer à la classe.
Ma première réaction : « Voilà une activité sympa à faire »
Ma deuxième réaction : « Est-ce qu’on a quelque chose en forme de cône à la maison ? ». Pour ça, Mari a aussitôt pensé au chinois qu’il utilise pour faire sa sauce tomate, mais bon c’est un chouia encombrant pour emmener à l’école.
Bon, de toutes façons, c’est à Buzz de chercher lui-même. Pour la sphère, il pense aussitôt au globe que nous avons acheté à Woody pour son anniversaire. Effectivement, c’est un bon choix, mais je ne suis pas d’accord qu’il emmène le globe à l’école alors je lui demande de chercher un objet plus petit.
Il fouille dans ses jouets et trouve très rapidement la sphère, le cube et le cylindre : une balle, un dé et la boîte du dé. Pour le cône c’est quand même plus compliqué… On cherche…
Buzz finit par trouver une fusée. Certes le bout est une sorte de cône, mais la fusée dans son ensemble ressemble plus à un cylindre, alors nous continuons à chercher…
Et puis finalement on tombe sur un cône de signalisation de Playmobil ; parfait !
Voilà, les devoirs sont finis et Buzz va pouvoir montrer ça à ses petits camarades demain 🙂
Voilà le titre de l’email que j’ai reçu lundi dernier de la part de Ms. O, la maîtresse de Buzz.
Chaque année pendant le mois de septembre, the Cheesecake Factory organise, en partenariat avec l’association de lutte contre la faim Feeding America, un don national de beurre de cacahuètes (bah oui, on est aux US).
Ms. O a l’habitude de relayer cette campagne dans l’école où les enfants sont invités à apporter des pots de peanut butter. Histoire de rendre ça plus fun, la classe de l’école qui arrivera à en réunir la plus grosse quantité gagnera un cheesecake à partager.
Elle conclut en ajoutant que c’est sa classe qui gagne tous les ans et qu’elle aimerait bien continuer comme ça.
Le lendemain, j’ai reçu un email équivalent de la part de Ms. C, la maîtresse de Woody, qui raconte à peu près la même chose, mais j’aime bien la différence de conclusion : Il ne s’agit pas vraiment de gagner avant tout, mais surtout d’aider les enfants qui ont faim (on dirait qu’elle sait déjà que c’est la classe de sa collègue qui va gagner).
De mon côté, je ne vais pas prendre partie entre la classe de Woody et celle de Buzz, mais à 21 élèves dans la première et 16 dans la deuxième, il y en a qui vont avoir plus de chances de d’autres de gagner…
En attendant, je trouve que c’est une façon bien amusante pour les enfants de participer à leur premier fundraising 🙂
Après mes semaines de vacances estivales, j’ai toujours eu l’habitude de retrouver les choses telles qu’elles étaient au moment où je les avais quittées.
Je retrouvais les mêmes collègues, les mêmes projets (au même point d’avancement), les choses au même endroit… Enfin non, ça n’est pas tout à fait vrai. En général, quand je rentrais de vacances, mes crayons avaient disparus (cela dit, je ne me suis faite avoir que deux fois, après je mettais tout systématiquement dans mon tiroir) et mon fauteuil remplacé par LE fauteuil pourri. Oui, parce que partout où j’ai bossé, il y a toujours un fauteuil pourri qui n’appartient à personne. Les roues bloquées, le dossier de travers, l’assise bancale, la mousse qui dépasse d’un côté… Je ne sais pas si c’est sentimental ou une tradition d’entreprise, mais il y a toujours un seul et unique fauteuil tout pourri dont personne ne veut et qu’on retrouve toujours à sa place au retour des vacances, sans n’avoir aucune idée d’où est passé son fauteuil réglé comme il faut…
Bref, ça c’était avant.
Lundi dernier, je suis retournée sur le chemin du travail après mes trois semaines et demi de vacances.
Tout d’abord il y a le collègue qui a posé sa démission et qui est parti dans la foulée. Il y a aussi celui qui s’est fait embauché à sa place.
Ensuite, il y a la personne que j’ai formée avant de partir, histoire qu’elle soit au courant de mon sac de nœuds au cas où quelqu’un aurait besoin de quelque chose pendant mon absence. Je pensais qu’elle gèrerait les points bloquants de mon projet en parallèle du sien. Et bien, elle a avancé sur mon sujet ! D’ailleurs, elle a tellement avancé que je n’ai pas eu assez de la semaine pour me remettre au point (parce que c’est toujours un sac de nœuds quand même, mon projet, sauf que les nœuds ont bougé). Ma chef m’a même dit que vu que ma collègue était dedans, autant qu’elle finisse toute seule et que je vais démarrer un autre projet en parallèle (l’un dans l’autre ça m’arrange bien). De toutes façons, je ne vais pas me plaindre : lundi je me demandais si mon badge fonctionnerait toujours – je m’en sors juste avec un changement de projets ; ça aurait pu être pire…
Enfin, contrairement à mes attentes, mon fauteuil a disparu. Arggg, la tradition est universelle ! Sauf que… héhé… j’avais mis un gilet sur mon fauteuil et le collègue qui me l’a piqué l’y a laissé. Le jeu de piste a donc été assez bref (juste le temps de passer dans tous les cubicles de mes collègues, ce qui est tout de même plus long et moins discret que sur un openspace).
Et vous, comment s’est passé le retour de vacances ? 🙂
« Maman, ce matin à l’école ils nous ont dit de penser aux gens qui sont morts dans les tours avec les avions. Mais moi je n’ai pas réussi parce que c’est vraiment trop triste ! » m’a dit Buzz avant d’aller se coucher.
Je n’ai rien à ajouter à ce qu’il m’a dit ce soir, mais juste quelques photos (que Mari vient de prendre) à partager :
C’est le jour de la rentrée pour Woody. Cette année il est en pre-K4 (deuxième année de maternelle). C’est un grand jour aussi parce que c’est une première journée dans une nouvelle école.
Il est 6h, nous sommes tous réveillés, grâce au décalage horaire duquel nous ne sommes toujours pas parfaitement remis (en ce qui me concerne, je me suis même réveillée à 4h40). Woody est très excité à l’idée de découvrir ses nouveaux copains. Il enfile son uniforme, tout seul comme un grand : polo blanc, short bleu marine, chaussettes bleu marine.
Nous quittons la maison tous les quatre. Buzz ne commence que demain, mais il tient lui aussi à accompagner son petit frère. Arrivés à l’école, il n’est que 8h mais il y a déjà plein de monde (l’école commence à 8h25, mais les parents peuvent déposer les enfants dans leur classe dès 8h). On nous indique le nom de la maîtresse de Woody et nous nous rendons dans sa classe.
Il y a 4 classes de preK4 dans l’école. Woody est dans le groupe des hiboux. La classe est décorée sur le thème : un arbre dans le coin, des images d’hiboux pour écrire les noms des enfants sur leur portemanteaux, la porte de la classe joliment tapissée avec 2 hiboux portant le nom des maîtresses, et 20 autres hiboux avec les prénoms des élèves.
La jolie salle de classeLa porte
Nous sommes accueillis par la maîtresse et son assistante qui invitent Woody à prendre un livre et puis chercher la chaise sur laquelle se trouve son nom pour s’y installer. Mon Woody, qui n’est pas du tout du genre timide d’habitude, n’est tout de même pas très rassuré. Il ne connaît personne et n’ose pas me lâcher. Sa maîtresse le prend par la main et nous le laissons dans sa classe.
Je suis retournée le chercher à 15h. Il était ravi !
Jeudi 4 septembre
Aujourd’hui, c’est au tour de Buzz de faire sa rentrée. Maintenant, c’est un grand garçon : il est en Kindergarten. En France, c’est l’équivalent en âge de la grande maternelle, mais ici c’est la première année officielle de l’école élémentaire. Il va y apprendre à lire, il aura des devoirs, il va commencer l’espagnol… Ça devient sérieux !
Nous devons déposer les enfants dans la cour. Lorsque nous arrivons, nous commençons par chercher son nom sur le tableau.
Puis, un monsieur nous dirige vers son groupe. Nous nous présentons à sa maîtresse qui dit à Buzz de se mettre en rang avec les autres enfants. Je suis très fière de mon Buzz, lui qui est si timide d’habitude, car il n’a hésité et est allé se mettre dans le groupe malgré son appréhension visible.
Les parents sont invités à sortir de la cour. Je suis impressionnée par l’ordre qui règne parmi ces enfants en uniforme, tous en rang à côté de leur professeur respectif, tandis qu’un des grands élèves d’une dizaine d’années tient face à eux le drapeau américain. Tous en chœur, ils récitent le pledge of allegiance, puis autre chose dont je n’ai rien capté. Ensuite ils ont chanté quelque chose – je ne sais pas quoi (ce n’était pas l’hymne national, c’est tout ce que je peux dire). Je n’ai rien compris, mais j’étais sacrément émue malgré tout par ce symbole.
Après ce salut du drapeau, classe par classe, les enfants entrent en rang et dans le silence (franchement j’étais épatée !) dans le bâtiment.
Après sa première journée d’école, de même que la veille pour Woody, Buzz est enchanté !
J’ai hâte d’aller à la réunion de rentrée pour en savoir plus sur ce qu’ils vont faire cette année !! La suite au prochain épisode 🙂