12/31/13

Rétrospective 2013

3d small people - grassy road

 

2013 aura été une année riche en événements et en émotions, c’est le moins qu’on puisse dire. Avant de passer en 2014, je tiens à revenir avec vous sur les éléments marquants de cette année qui se termine.

Il y a un an, alors que nous attendions d’avoir notre date de rendez-vous à l’ambassade, ce projet d’expatriation me paraissait complètement irréel, une sorte de rêve inatteignable.

Et puis, vers le 10 janvier, nous avons obtenu notre date de passage à l’ambassade. A partir de là, tout s’est précipité, subitement, et nous avons eu l’impression de courir un marathon pendant les 7 mois qui ont suivi.

Tout d’abord, après l’attente interminable, nous voici actifs à regrouper les différents éléments nécessaires au dossier. C’est important, il ne faut rien oublier !

Le rendez-vous arrive. Je pensais que la date resterai gravée dans ma mémoire ; pour tout vous dire je l’ai déjà oubliée 😉 J’ai du chercher pour la retrouver. Le 12 mars, par une journée froide, neigeuse et verglacée, nous sommes allés à l’ambassade, tous les quatre. Nous avons attendu longtemps, avec des enfants épuisés, et nous sommes ressortis de là avec un « Welcome to the USA, congratulations! » de la part de l’officier.

Et puis les événements ont continué à s’enchaîner : réservation des vacances pour repérer les lieux, devis avec les déménageurs, démission de nos emplois, premières lettres de résiliation…

Fin avril, nous avons foulé le sol américain, et avons passé des vacances formidables. Nous avons même trouvé notre futur logement ! En repartant vers la France, nous n’avions qu’une envie : revenir à New York au plus vite !

Le mois de mai a été bien chargé : signature du contrat de déménagement, inventaire de nos affaires et prise de tête sur qu’est-ce qu’on vend/donne/prête/emmène, préparation psychologique des enfants, annonce aux amis…

Début juin, Mari est parti seul à New York pour préparer notre arrivée. Il a trouvé une école pour les enfants, repéré les lieux, commencé à chercher un emploi, et profité du feu d’artifice du 4 juillet avant de rentrer en France.

J’ai quitté mon travail le 12 juillet alors que le déménagement avait déjà commencé. Trois jours après, nous avons rendu les clés de la maison, vide, et sommes partis en vacances en Bretagne dans ma famille. Nous avons eu la chance d’avoir une garden-party surprise, par une belle journée ensoleillée, et de pouvoir dire au-revoir à tous.

Le 25 juillet, nous avons pris l’avion, les larmes aux yeux, pour nous envoler vers une nouvelle aventure qui s’ouvre à nous.

Nous avons passé un mois d’août de vacances en famille, à découvrir notre nouvel environnement ensemble.

Début Septembre, les enfants ont fait leur rentrée : première rentrée pour Woody qui vient d’avoir 3 ans, deuxième rentrée pour Buzz qui a 4 ans et demi.

Ce n’est pas facile tous les jours à l’école, il y a des hauts et des bas, mais les enfants savent vite compter et réciter l’alphabet en anglais, le sourire aux lèvres !

En parallèle, j’ai la chance de rencontrer des gens adorables dans notre quartier, et de fil en aiguille, je me suis intégrée rapidement dans un groupe d’amis. Et puis grâce à InterNations, je sors régulièrement avec des voisins de differentes nationalités, avec qui je passe de bons moments ! Tout ça sans oublier les apéro-blogs où je suis contente de retrouver tous les mois mes copines blogueuses (ou pas).

Mi septembre, Mari et moi commençons à rechercher sérieusement un emploi. Pour moi, ça va vite : après une moyenne de 3 entretiens par semaine pendant un mois et demi, je signe un contrat d’un an avec une grande banque américaine, pour un poste de chef de projet informatique. Je commence le 18 novembre, un peu stressée, mais ça ne valait pas le coup d’avoir peur de ça finalement 😉

Deux semaines plus tard, c’est Mari qui signe son contrat, et il commence à travailler le 16 décembre, ce qui me laisse une semaine pour trouver une baby-sitter pour garder les enfants pendant les 2 semaines de vacances qui arrivent. Encore une fois, j’ai eu de la chance et j’ai trouvé une jeune fille formidable !

Nous avons passé notre premier Noël new-yorkais avec des amis le 24 (on a même vu le Père Noël !) et avec d’autres amis le 25 (où on a mangé du foie gras fait maison, à tomber !!), et nous avons profité de Skype pour partager cette fête avec notre famille qui nous manque.

Nous voilà maintenant au 31 décembre de cette année incroyable, et je vous souhaite à tous un bon réveillon !

 

 

12/24/13

Demain c’est Noël !

Christmas Nativy Scene

Comme tous les ans, depuis le début de l’Avent, nous voyons des sapins de Noël partout. Nous avons nous-même décoré le nôtre au début du mois.

Comme tous les ans, les enfants ont préparé leur liste pour le Père Noël, assurant qu’ils ont été bien sages cette année.

Comme tous les ans, nous écoutons des chants de Noël pour nous mettre dans l’ambiance.

Comme tous les ans, nous avons croisé le Père Noël et les enfants lui ont fait un câlin.

Et pourtant, cette année, ce n’est pas pareil…

Il y a quelques semaines, c’est Buzz qui a commencé à me dire qu’il voulait rentrer en France parce que ses grands-parents lui manquent, qu’il veut jouer avec ses cousins et voir ses tatas et tontons. Tous les jours, il m’en a parlé, me demandant pourquoi on ne rentrait pas, et si lui, il pouvait prendre l’avion tout seul pour rentrer quand même.

Et puis, j’ai préparé les cartes de vœux pour souhaiter un joyeux Noël à notre famille et à nos amis, en pensant à chacun d’entre eux personnellement au fur et à mesure que j’avançais dans ma liste. C’est là que j’ai commencé à me sentir triste d’être si loin.

Demain c’est Noël, et je pense aux années précédentes où nous avions l’habitude d’être ensemble, dans cette atmosphère chaleureuse qui me manque cette année…

Petit coup de déprime au moment des fêtes, je m’y attendais… mais nous avons de la chance car nous nous sommes fait très rapidement de bons amis en arrivant ici.

Ce soir, nous allons passer cette veille de Noël avec 3 autres familles : nous serons 8 adultes, 6 enfants et nous préparons cette soirée depuis plusieurs semaines (on a même fait une réunion de préparation entre filles pour tout organiser ; ça ne rigole pas 😉 ).

Le midi de Noël, nous sommes invités chez d’autres amis, et je suis sûre que ça va être aussi très sympa, et puis on a réussi à trouver une belle bûche de Noël 🙂

Je vous souhaite à tous un bon réveillon, et une belle fête de Noël !

12/24/13

Enfin les vacances !!

Vector smiley face

Après quatre mois d’école, les enfants sont enfin en vacances (et indirectement moi aussi, car c’est un vrai bonheur de ne pas avoir de lunch box à préparer pendant 2 semaines !!!). C’est l’occasion de faire un bilan de ce nouveau rythme, complètement différent de ce que nous connaissions en France l’an dernier.

La première différence flagrante, c’est la répartition des heures de classe sur la semaine. Pour les enfants cette année, la classe commence à 8h30 et finit à 15h, du lundi au vendredi.

Après 15h, Woody et Buzz vont à la garderie jusqu’à ce qu’on vienne les chercher, vers 17h15. L’année dernière, la nounou de Woody récupérait Buzz à l’école et je venais les récupérer vers 19h.

Par ailleurs, Buzz avait l’habitude d’avoir 2h de pause le midi en France pendant lesquelles il allait à la cantine puis jouait avant de retourner en classe. Cette année, les enfants ont une vingtaine de minutes pour manger le midi et puis ils peuvent jouer 15 minutes avant de retourner en classe ; la pause est nettement plus courte ! Et puis la journée est beaucoup plus dense pour eux, notamment avec l’environnement anglophone qui puise beaucoup d’énergie.

Par contre, pour l’instant nous avons beaucoup de chance car Mari et moi travaillons près de la maison, et finissons tous les deux à 17h. Le temps d’aller chercher les enfants à l’école, nous arrivons chez nous vers 17h45 (alors qu’en France, on n’était même pas encore sortis du boulot à cette heure-là…)

Pour résumer, l’année dernière les enfants partaient de la maison le matin vers 8h10 et nous rentrions à la maison à 19h10, quatre jours par semaine. Cette année, nous partons à la même heure le matin, mais nous rentrons vers 17h40, cinq jours par semaine. Il y a donc un jour de plus, mais 1h30 de moins par jour.

Au début, je trouvais ça mieux (bon et puis au début aussi, je ne travaillais pas et les enfants rentraient encore plus tôt), mais maintenant, je trouve ce rythme difficile : l’an dernier, les enfants se couchaient à 20h30 le soir. Buzz ne faisait pas la sieste à l’école, mais dormait généralement 4h le mercredi après-midi. Cette année, Woody s’écroule à 18h30 et Buzz s’endort à 19h ! Malgré des nuits de plus de 12h, les enfants sont épuisés.

Et quand je dis épuisés, je ne rigole pas… Je ne les ai jamais vus dans un tel état ; ils ont passé les dernières semaines d’école à faire n’importe quoi (pauvres maîtresses !). Je trouve que le rythme est trop difficile pour eux et j’espère que les deux semaines de vacances vont suffir à les remettre en forme, parce qu’après il va falloir tenir 7 semaines avant les prochaines vacances…

12/11/13

Quoi de neuf au boulot ?

the_travail

Je voulais prendre le temps d’écrire plus régulièrement, mais depuis que j’ai repris le travail, comme par hasard j’ai l’impression de ne plus avoir de temps (à part pour faire des truffes au chocolat que mes collègues n’apprécient pas à leur juste valeur). Bref… Je viens de coucher les enfants, Woody dort et Buzz n’arrête pas de se relever, mais je vais prendre le temps de vous donner les dernières nouvelles.

Mon travail

J’en suis à ma quatrième semaine de travail ; ça passe vite. Après mes premières impressions assez négatives [oh zut, voilà Buzz qui se relève encore. Il me dit qu’il a fait un cauchemar. Il est 19h20 et il n’a pas dormi. C’est ça oui…]. Je disais donc : après mes premières impressions [oups, il faut que je fasse quelque chose d’important, je reviens après…]. Je disais donc [Buzz : « Maman, j’veux faire pipiiii »]. Vous comprenez pourquoi je n’arrive pas à écrire quoique ce soit ? (il est 19h45 pour info) Je ne sais même plus comment je voulais terminer ma phrase…

Bref, je me suis habituée à ce nouvel environnement et je commence même à trouver mes collègues sympathiques. Ça ne discute pas plus qu’au début et j’ai assimilé le fait que ce n’est pas parce que Vindhya me dit « bonjour, comment ça va ? » avec un grand sourire qu’elle a envie de discuter. Alors, de temps en temps, certains jours, il arrive que j’échange trois ou quatre phrases avec un collègue. Ça ne dure qu’une ou deux minutes, mais la rareté de la chose fait que je l’apprécie plus.

Hier, j’ai apporté des truffes au chocolat, espérant obliger mes collègues à se déplacer jusqu’à mon cubicle dans le but d’en garder quelques uns à discuter. Et bien, mon plan a foiré. J’ai envoyé mon mail à plus de cinquante personnes, deux heures plus tard il n’y avait que 10 truffes de parties, sans discussion. Certains collègues m’ont quand même posé des questions : « est-ce qu’il y a de l’œuf dedans ? » « est-ce que c’est Casher ? » « est-ce que tu aurais un papier pour les prendre sans les toucher ? ». Malgré mon imagination débordante, j’ai eu du mal à rebondir sur ces questions-là pour engager une vraie conversation…

J’ai quand même Vishnu qui aime bien me parler (c’est à dire qu’on discute un bon 30 secondes par jour) parce qu’il a appris le français et ça lui fait plaisir de s’en servir. Après avoir goûté mes truffes, il m’a même envoyé un mail pour me remercier et me faire part de ses meilleurs regards 🙂 (au passage, je ne vais pas critiquer, parce que je suis sûre que mes mails en anglais sont parsemés de boulettes, et puis je l’aime bien, ce collègue 🙂 )

Il y a aussi ma chef, Mandira, qui est adorable. Elle a envoyé un mail de bienvenue à mon égard à toute l’équipe, en ajoutant à la fin que je savais faire de bonnes truffes (c’est marrant quand même, j’ai l’impression que partout où je passe, on me caractérise avant tout pour ma faculté à apporter des choses qui se mangent). Au passage, Mandira a réellement adoré les truffes. Non seulement, c’est la seule qui s’est resservie, mais encore elle en a pris pour rapporter chez elle 😉

L’anglais

Un des aspects non négligeable de ma vie professionnelle consiste à parler anglais (forcément), mais ça valait le coup que j’en fasse une rubrique à part.

Avant de commencer à travailler, je m’inquiétais beaucoup sur ma faculté à comprendre les conversations du monde professionnel. Finalement, sur ce point-là, je m’en sors plutôt bien.

Tout d’abord, comme les conversations sont très limitées et qu’on est tous isolés dans nos cublicles, je ne passe pas 8 heures par jour à devoir me concentrer sur ma compréhension de l’anglais comme je l’imaginais. En moyenne, je participe à 30 minutes de réunion téléphonique par jour, et à un cumul d’environ 10-15 minutes de discussion (professionnelle) en face-à-face sur la journée. Autant dire que je ne me sens pas baignée plus que ça dans un flot de paroles en anglais.

Ensuite, le peu de conversations auxquelles je participe ne me pose absolument aucun problème de compréhension. Je ne m’y attendais pas, mais je comprends à peu près tout. C’est un peu plus difficile au téléphone, mais globalement je n’ai pas de problème majeur pour comprendre mes interlocuteurs.

Par contre, ce qui m’étonne, c’est que j’ai l’impression d’avoir régressé ces dernières semaines en terme d’expression orale. Je ne sais pas si c’est le fait de ne parler que très peu (beaucoup moins que lorsque je passais des entretiens) ou si c’est la fatigue, mais j’ai du mal à formuler même des phrases simples. Le mois dernier, je me sentais acquérir petit à petit un langage assez fluide, et depuis quelques jours je trouve que je parle n’importe comment, je ne trouve plus mes mots, je les utilise n’importe comment, bref… c’est n’importe quoi…

Aujourd’hui, j’ai mené ma première réunion, et je me demande si je suis passée pour une cruche. Cela dit, le côté positif, c’est que les réunions ici sont toutes téléphoniques et que ça a un côté moins impressionnant. Ceux avec qui j’ai discuté ne m’ont jamais vue, donc c’est pas très grave. Par ailleurs, le peu de relation évite le côté émotionnel comme j’avais avec mes anciens collègues, et en fait je crois que je m’en fiche complètement d’être potentiellement passée pour une cruche 🙂 Donc, tout va bien.

Last but not least

Je vais arrêter de parler de moi pour ce soir. Je tiens à vous annoncer que Mari a trouvé à son tour un emploi ! 🙂

Tout comme moi, il va travailler à moins de 10 minutes à pieds de chez nous. Si tout va bien, il commence lundi prochain. Et puis il a de la chance, parce qu’il va bosser avec des américains qui ont l’air plus extravertis que mes petits collègues. Enfin, on verra, mais ça fera toujours une autre expérience dont je pourrai vous parler 🙂